LA RESPONSABILITÉ SOCIALE : À L’HEURE DES OBJECTIFS DU DÉVELOPPEMENT DURABLE

Standard and Poor’s a publieé le 20 août 2015 un indice catholique qui applique des critères d’exclusion dans les constituants de l’indice S&P 500 aligné sur les valeurs catholiques telles quelles ont été définies par la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB).

Ce référentiel s’appuie sur une lettre pastorale « justice économique pour tous » datant de 1986 qui exclut les activités liées à l’avortement, aux loisirs d’adulte, aux armes biologiques chimiques ou nucléaires, au travail des enfants dans les activités de l’entreprise ou dans la chaîne d’approvisionnement… Aucune tolérance, non plus, sur la contraception, mais une tolérance à 50 % pour les entreprises engagées dans l’armement conventionnel. Cette logique d’exclusion ne porte pas sur la pollution climatique ou la biodiversité. La ligne du pape François, développée dans l’encyclique Laudato si publiée le 18 juin dernier, soit deux mois auparavant, n’inspire pas ce référentiel des évêques américains. Cette agence chercherait-elle à ouvrir une guerre de religion ? Non, puisque la même agence avait déjà développé en 2012, en partenariat avec l’Organisation de la coopération islamique, un index de référence conforme à la Charia Islamique. L’arrivée de la religion dans le champ du business sous la forme d’exclusion n’est pas nouvelle et c’est d’ailleurs un des fondements américains de la responsabilité sociétale…

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