LE RÔLE DES COLLECTIVITÉS LOCALES

bouteilleEn décembre, la COP21 va réunir près de 200 pays à Paris pour signer un accord universel sur le climat, afin de limiter la hausse des températures à 2°C. Cette coopération globale s’avère nécessaire, mais c’est au niveau local que les objectifs se traduiront en mesures applicables.

Dès 2004, la région Ile-de-France (IDF) a mis en place un schéma directeur pour prendre des engagements quant au développement de l’économie circulaire, de la méthanisation, de la géothermie… Elle vient de signer un nouvel accord avec 6 régions pour travailler en coopération sur les questions de développement durable : Nouakchott en Mauritanie, Santiago au Chili, Hanoï au Vietnam, Sao Paulo au Brésil, Dakar au Sénégal, Québec au Canada. Une coopération généralisée qui se traduit par des initiatives locales contre le réchauffement climatique. Pour Roberto Romero, vice-président chargé des Affaires internationales et européennes en IDF, ce travail commun est indispensable : « il faut avancer ensemble, s’inspirer des solutions trouvées dans d’autres territoires et les adapter à nos propres régions ».

Le climat : une question de survie

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La lutte contre le réchauffement climatique n’est plus seulement un militantisme écologique, mais un problème politique qui menace la prospérité mondiale. Après tout, il n’y a pas d’autre planète habitable dans le coin : il va falloir trouver une solution pour vivre ensemble. Au delà de la politique, le défi climatique devient une question de survie. Autour de Dakar, des villages ont été ravagés par la montée des eaux. Les habitants montrent l’océan : là se trouvait la mosquée, ici le terrain de foot. Tout a été submergé.

A Dakar au Sénégal, des millions de personnes sont déplacées chaque année suite à la submersion de leurs habitations. Seuls, ils ne peuvent relever le défi

Il n’existe pas de contradiction entre emploi et environnement, et les élus locaux semblent l’avoir compris. Enfin, en théorie. En pratique, les intérêts des industries locales prennent régulièrement le dessus sur l’intérêt général. Il ne suffit pas de rejeter la faute sur les Etats : les collectivités territoriales doivent faire un lobbying intense auprès du gouvernement, pour contrer d’autres lobbies puissants qui freinent les avancées environnementales. Pas toujours facile. Chaque année en IDF, on compte 70 000 nouveaux logements. Pour une région déjà très dense, où les terres agricoles sont menacées par l’étalement urbain, de telles constructions semblent s’opposer à une logique de développement durable. Mais quelle autre solution lorsque 2 millions de personnes sont mal logées dans la région ?

Des conséquences immédiates et réelles

Les conséquences du réchauffement climatique sont globales mais inégales. Madagascar se classe parmi les premiers pays les plus vulnérables au changement du climat alors que le pays y participe très peu. Le problème de la déforestation est encore plus grave au Sahel : les sols se dégradent et le désert avance de 6 km par an. A Dakar au Sénégal, des millions de personnes sont déplacées chaque année suite à la submersion de leurs habitations. Seuls, ils ne peuvent relever le défi. Les pays riches ont une dette envers les pays en développement et se doivent de les accompagner dans leur transition. Le message est clair : le climat, c’est un problème planétaire à solutions territoriales. Les mesures doivent s’adapter aux différentes régions et à leurs capacités. Les collectivités doivent créer des réseaux pour travailler ensemble. Ces dernières décennies, la gouvernance environnementale a été lente alors que le reste du monde a changé rapidement. Aujourd’hui, nous n’avons plus le temps : la COP21 se définit comme le Sommet de la dernière chance. Il ne s’agit pas de saupoudrer notre système d’un peu d’écologie, mais d’appliquer des mesures concrètes pour agir bien, et vite.

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