LE MAROC, UNE LOCOMOTIVE DURABLE POUR L’AFRIQUE ?

LE-MAROC-UNE-LOCOMOTIVE-DURABLE-POUR-L’AFRIQUELe Maroc importe 95 % de ses besoins énergétiques. Pour alléger la facture, ce pays s’est doté d’une stratégie nationale pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique en 2009. Saïd Mouline, président de l’ADEREE*, revient en détail sur cette politique « portée au plus haut niveau de l’Etat ».

En 2020, les parcs solaires et éoliens du Maroc représenteront 42% de la puissance électrique installée dans le pays. « C’est une priorité claire : nous avons créé des institutions dédiées, adopté les réglementations idoines et mobilisé des financements adaptés », énumère Saïd Mouline. L’enjeu est de taille : partant d’une feuille quasiment vierge, le Maroc souhaite installer 2 000 MW d’éolien (la France en compte 8 465 MW au 1er janvier 2014) et 2 000 MW de solaire (4 330 MW en France) d’ici 2020. En ajoutant 300 MW d’hydraulique aux 1 700 MW de barrages existants, le Maroc comptera 6 000 MW d’EnR d’ici six ans.

3 heures de stockage après le coucher du soleil

Pour donner le tempo, les institutions en place sont l’ADEREE (équivalent de l’ADEME), la MASEN (Moroccan Agency for Solar Energy) en charge de l’implémentation du plan solaire et l’ONEE (Office national de l’électricité et de l’eau) pour l’éolien. Le Plan solaire, réparti en 5 centrales (Ouarzazate, Ain Bni Mathar, Foum Al Oued, Boujdour et Sebkhat Tah) représente 9 milliards de dollars d’investissement. Le premier projet, celui de Ouarzazate, est en cours. Il se compose de trois chantiers distincts (Noor I, II et III) pour un total de 450 MW. La première tranche (Noor I, 150 MW), remportée par un consortium mené par le groupe saoudien ACWA, sort aujourd’hui de terre et devrait être opérationnelle à l’été 2015. Une fois achevée, cette centrale à capteurs « cylindroparaboliques » sera l’une des plus importantes au monde. GDF-Suez (via sa filiale dubaïote), EDF et Alstom font partie des sept consortiums pré-qualifiés pour construire les deuxième et troisième tranches (Noor II et III, 300 MW), dont les appels d’offres viennent d’être lancés. Ces centrales sont dotées d’une capacité de stockage de 3h après le coucher du soleil, permettant ainsi de couvrir les kWh les plus onéreux. « Cette capacité de stockage renchérit le coût des projets, mais accélère leur temps de retour sur investissement car les centrales produisent aussi à des moments où l’électricité coûte cher », prévoit Saïd Mouline.

Intégration industrielle et prix du kWh

Autre caractéristique de ces premières réalisations du Plan solaire marocain : « Elles intègrent un volet industriel important, au bénéfice du développement marocain, souligne Saïd Mouline. Les projets sélectionnés offrent le meilleur rapport entre l’intégration industrielle et le prix de l’électricité. » Ainsi, l’usine qui produit les supports des miroirs de Noor I se situe…

[ppw id=”91420261″ description=”” price=”1″]

GDE Erreur: Erreur lors de la récupération du fichier - si nécessaire, arrêtez la vérification d'erreurs (404:Not Found)
[/ppw]




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *