Samu social : état d’urgence

eric moliné700 000 personnes dormiraient dehors tous les soirs en France. Si ce chiffre est difficilement vérifiable, le Samu Social tient les comptes pour Paris : 5 000 personnes dans des structures d’hébergement d’urgence, et 17 000 placées à l’hôtel, toutes les nuits.

Partie émergée de l’iceberg ou décompte proche de la réalité, toujours est-il que les personnes n’ayant plus que l’urgence comme recours sont de plus en plus nombreuses. « Ces 17 000 personnes hébergées dans des chambres d’hôtel correspondent à la période la plus tendue de l’hiver dernier. L’essentiel de nos budgets passe dans ces nuits d’hôtel, où la durée moyenne d’hébergement s’élève à deux ans et demi », explique Eric Molinié, qui a pris la tête du Samu Social de Paris en octobre dernier. Il souligne que le stéréotype du SDF isolé a vécu, à l’heure où la précarité gagne du terrain. Depuis peu, les femmes seules avec enfants comptent pour plus de la moitié des personnes accueillies, ou plutôt recueillies. Femmes seules, travailleurs pauvres, jeunes sans emploi, etc. : leur nombre croissant alimente un cercle vicieux, que les professionnels de l’urgence sociale estiment ne plus pouvoir briser, faute de moyens. « Un travail de fourmi, nuit après nuit » Eric Molinié arrive à la tête du Samu Social en période de tension. Grèves et mobilisations nationales agitent le secteur, en mal de financements, de visibilité, de reconnaissance.
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