THÈSE DE DOCTORAT SOUTENUE AU COEUR DE LA FORÊT PYGMÉE

Si de nombreux ethnologues et anthropologues ont construit leur carrière sur les savoirs traditionnels des peuples premiers, aucun ne les a officiellement associés à leur soutenance de thèse ou à leurs travaux académiques. Aussi, le projet de Jean Nke Ndih d’aller soutenir sa thèse « La gestion des écosystèmes forestiers par les Pygmées Bakola/Bagielli et leurs voisins Bantou au sud-ouest du Cameroun face à l’exploitation néolibérale » devant ses maîtres Pygmées dans la forêt au Cameroun, mérite d’être applaudi.

Valeurs Vertes : Vous allez le 6 mai prochain soutenir votre thèse auprès d’un jury à l’Université catholique de Louvain. Pourquoi vouloir la soutenir aussi en forêt Pygmée ?
Jean Nke Ndih : De nombreux chercheurs ont acquis leur réputation en récoltant les savoirs des peuples qu’ils avaient fréquentés, mais ils n’ont pas associé à leur reconnaissance officielle les héritiers de la mémoire collective de ces peuples. Les éléments de leur culture matérielle ont rempli les musées occidentaux comme celui du Musée du Quai Branly. Claude Lévi-Strauss a construit ses connaissances grâce au savoir ancestral des peuples avec lesquels il a vécu. Ses ouvrages : La vie familiale et sociale des Indiens Nambikwara ou Tristes Tropiques sont le résultat de ses rencontres avec ces peuples premiers.
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