Berges de la Seine à Paris : non au voiture, oui au bus

Communiqué de presse de la FNAUT

 

NON AU RETOUR DES VOITURES SUR LES BERGES DE LA SEINE À PARIS OUI AU RENFORCEMENT ACCÉLÉRÉ DU RÉSEAU DE BUS

Un éventuel retour des voitures sur les berges de la Seine, site classé par I’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité, suite à l’annulation de leur piétonnisation par le tribunal administratif, ne résoudrait aucun problème et serait une véritable régression.

Il faut sortir des querelles politiciennes

Des constatations objectives doivent être prises en compte par les responsables politiques.
– Les déplacements individuels motorisés (2, 3 ou 4 roues) dans Paris ne représentent que 13% des déplacements mais occupent la moitié de l’espace public.
– Un bus moyennement rempli remplace 40 voitures (70 s’il est articulé).
– Un quart des déplacements en voiture en ville fait moins d’un kilomètre (soit 15 minutes à pied), la moitié fait moins de 3 kilomètres (soit 15 minutes à vélo).
– Les autoroutes et voies express ne font qu’attirer plus de voitures dans les zones urbaines et renforcer la congestion des voiries et les nuisances imposées aux citadins.

…    poser    les    vraies    questions

– Comment donner la priorité dans les aménagements aux modes les moins dangereux, les moins consommateurs d’espace urbain et d’énergie, les plus respectueux de la santé publique et les moins émetteurs de gaz à effet de serre ?
– Comment aider ceux qui ont vraiment besoin d’une voiture pour se déplacer ? Les déplacements professionnels sont les plus pénalisés par les conditions de circulation actuelles.

…    et    apporter    des    réponses    crédibles

– Faciliter les modes de déplacements les mieux adaptés à la ville – marche, vélo, transport collectif – est la démarche la plus efficace pour améliorer la fluidité du trafic et réduire la pollution de l’air.
– Des aménagements continus et bien conçus doivent permettre aux piétons et aux cyclistes de se déplacer dans des conditions sûres et agréables.
– Un réseau de transports collectifs de surface offrant une fréquence incitative et disposant de priorités de circulation peut absorber une part significative du trafic individuel. Les aménagements qui doivent accompagner la restructuration du réseau de bus parisien tardent à se concrétiser. Ce doit être une priorité absolue de l’action municipale.

L’AUT demande aux responsables politiques de Paris et d’lle-de-France qu’ils s’attachent à rechercher ensemble des solutions d’avenir, en s’inspirant des solutions adoptées dans de nombreuses agglomérations européennes où la part de la voiture dans les déplacements a pu être réduite sans pénaliser l’activité économique et au contraire en la stimulant.




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